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Fairt-part de naissance du blog...

Publié le par Stef

Le voilà tout nouveau, tout beau (?) en tout cas tout frais...

Tous les commentaires, idées, ... sont les bienvenus. Je ferai de mon mieux pour les intégrer.

A vos claviers !!



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Mathé 15/10/2008 22:27

Actualité Le Mans
mercredi 09 avril 2008

Le contrat passé avec l'Amap du Mans a permis de garantir des revenus à Damien et Isabelle. Et de convaincre les banquiers que leur projet, celui d'une petite exploitation agricole basée sur la vente directe, était viable.

« Grâce au contrat d'Amap, on a décroché un prêt »
Lui, travaillait dans l'industrie. Elle, était conseillère en économie sociale et familiale. Tous les deux dans la région parisienne. Il y a six ou sept ans, Damien Fihey et Isabelle Péry choisissent de « changer de vie ». Direction : l'agriculture. Dans le Sud-Est, le climat est clément mais les terres sont chères. Les deux reconvertis, originaires de l'Est de la France, optent donc pour la Sarthe. Et une exploitation d'à peine trois hectares à Saint-Michel-de-Chavaignes.
« C'était un petit projet alors les banques ont été très frileuses au départ. » Peu d'expérience. Et un idéal d'agriculture bien loin des théories productivistes. Si leur profil ne convainc pas les banquiers, elle séduit les membres de l'Amap du Mans. « Grâce au premier contrat d'Amap, signé en 2006, on a décroché un prêt de 13 000 € » bienvenu pour acquérir des outils et de nouvelles serres.
« On démarre. On ne connaît pas encore la terre, ni tous les légumes, ni toutes les variétés. On a découvert les maladies, les insectes ravageurs. Et on sait bien que la qualité de nos légumes s'améliorera avec le temps ! » Un technicien spécialisé en agriculture biologique aide Damien et Isabelle à étaler leur production dans l'année. La solution : décaler les semis et privilégier les cultures sous serres.
Les deux jeunes agriculteurs gardent le sourire malgré une première récolte particulièrement mauvaise, à l'image du ciel de l'été dernier. « C'est quand même du boulot. Aujourd'hui, on travaille près de 70 heures par semaine, pour un revenu à peine plus élevé que le RMI. » Quelques dizaines de poulets, des porcs et des poules pondeuses, sources d'engrais et de revenus complémentaires, sont venus peupler leur exploitation.
Ils espèrent multiplier les contrats Amap. Et diversifier l'écoulement de leur production en étant présents sur les marchés. « C'est moins de sécurité au début mais une fois qu'on s'est fait une clientèle, il n'y a pas de raison de la perdre. » Les Amap, elles, restent dépendantes de la bonne entente entre ses membres. Même si, ont-ils remarqué, « la majorité des gens adhèrent par engagement : pour l'écologie et pour une agriculture locale, à taille humaine. »
Ouest-France


Actualité Le Mans
mercredi 09 avril 2008

Sophie Bringuy fait partie de l'Amap du Mans, qu'elle a contribué à créer en 2007. Les livraisons de paniers de légumes ont lieu chaque semaine à La Fonderie.

Ils organisent eux-mêmes leur super marché
Des consommateurs qui prennent sous leur aile un agriculteur qui lui-même les alimente en produits frais. Le système des Amap fait fureur. Au Mans aussi.
Côté cour, un groupe de consommateurs qui veut manger de bons produits de saison cultivés par un agriculteur du coin. On appelle ça une Amap : Association pour le maintien d'une agriculture paysanne. En Sarthe, il en existe déjà cinq. Dont une au Mans. Créée en 2007, elle compte déjà trente « paniers ». Comprenez : trente adhérents, qui viennent chaque lundi récupérer leur cargaison de légumes frais, à La Fonderie. 11 € le petit panier (4 kg), 16 € le grand (6 kg). « Cette semaine, on a eu du chou blanc, des panais (carottes blanches), des betteraves, des épinards », liste Sophie Bringuy. À 28 ans, la jeune femme a été à l'origine de la création de l'Amap de La Fonderie. Ses motivations ? « Je n'avais pas envie d'aller au supermarché, d'acheter des produits sans lien avec la terre, cultivés n'importe comment à n'importe quelle saison. » Du coup, elle compose chaque semaine avec « ce que la nature nous donne. Le défi, c'est d'être créatifs avec ! »
Côté jardin, un duo de jeunes maraîchers récemment installés à Saint-Michel-de-Chavaignes. Damien Fihey et Isabelle Péry ont passé un contrat avec l'Amap mancelle, qui les a choisis parmi trois exploitants candidats. « Ils avaient déjà commencé à travailler la terre, leur projet était bien avancé, explique Sophie Bringuy. Et on trouvait intéressant d'accompagner des gens à l'installation. »
Engagement à double sens
L'Amap garantit aux agriculteurs un revenu minimum, celui des paniers, payés à l'avance chaque mois par des consommateurs qui s'engagent pour une année. « Tout ce qu'on récolte pour l'Amap est livré. Il n'y a pas de pertes, comme sur les marchés », souligne Damien Fihey. En contrepartie, l'exploitant doit s'assurer que sa production pourra alimenter les consommateurs quasiment toute l'année, même si « l'été il y a trop et l'hiver, pas assez ! »
Certaines Amap, comme celle de Pontvallain, suspendent les livraisons durant les mois d'hiver. D'autres, comme celle du Mans, acceptent que Damien et Isabelle s'arrangent avec des confrères pour étoffer les paniers durant les mois difficiles. « Un maraîcher a des contraintes. On a dû en prendre conscience », note Sophie Bringuy en évoquant le « vrai débat démocratique » qui a fait rage au sein de l'Amap pour savoir quoi faire les mois d'hiver. Les décisions sont prises collégialement. L'Amap doit mettre en place les conditions de son fonctionnement : jour de livraison, durée d'engagement des adhérents, prix des paniers.
Dans certaines Amap, les adhérents s'organisent pour récolter eux-mêmes les légumes chaque semaine. Impossible à Saint-Michel-de-Chavaignes, situé à 30 km du Mans. A la place, les Amapiens participent, surtout l'été, à des temps forts pédagogiques. Un moment privilégié. « Quand les consommateurs viennent nous voir sur place, ils comprennent pourquoi à certains moments on ne peut pas travailler le sol, pourquoi on est en retard dans les paniers. Ils réalisent que ça n'a rien à voir avec le fait de cultiver son jardin potager. Nous, on est obligés de produire. »
Estelle JOLIVET.
Ouest-France

François 13/08/2008 17:20

J'en ai rêvé vous l'avez fait §
On en discute demain soir j'ai plein de doc; à vous transmettre;

François